Accessible en 1 heure de marche à travers les pins ou par télésiège
(montée 270 m) depuis le pont d'Espagne dans la vallée de Cauterets, il
est célèbre pour son panorama et sa facilité d'accès. Il est le point de
départ de nombreuses randonnées pédestres, sa rive gauche par exemple
est bordée par le GR 10 en direction du refuge des Oulettes de Gaube.
La
randonnée s'effectue en longeant le sentier balisé par les pas des
précédents randonneurs à raquettes. Il est vivement conseillé de
contourner le lac de Gaube par sa gauche face au Vignemale et ce afin de
limiter les chutes de pierres ou d'avalanches qui pourraient
potentiellement survenir en cas de radoucissement météorologique. En
tout état de cause, la pratique de la raquette sur le lac de Gaube
comporte des risques...
Si
les conditions météorologiques le permettent, vous pourrez remonter en
direction du refuge des Oulettes de Gaube, soit au pied du massif du
Vignemale dont vous pourrez en apprécier la beauté et toute la beauté.
Le retour s'effectuera par le même sentier.
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Le pont d'Espagne est un site naturel touristique des Pyrénées à une
altitude d'environ 1500 m sur la commune de Cauterets dans le
département des Hautes-Pyrénées. C'est un espace protégé des Pyrénées
faisant partie du Parc national des Pyrénées. On y trouve aussi un
domaine de ski de fond faisant partie de la station de sports d'hiver de
Cauterets. Son nom vient du fait qu'il s'agit d'une ancienne voie
permettant de rejoindre l'Espagne par la montagne et du pont en pierre
qui permet de passer le gave. Le pont d'Espagne se situe exactement à la
confluence, à 1496 m, du gave du Marcadau et du gave de Gaube, en bas
donc de la vallée du Marcadau et au-dessus du val de Jéret. La zone est
un goulot d'étranglement géographique à la jonction de deux gaves et 3
vallées, ce qui en fait un endroit avec de nombreuses cascades et où les
gaves sont vifs.
La zone supérieure possède de petits pâturages d'herbes grasses ou
estives, ce qui autorise la présence de troupeau de vaches en été.
La zone inférieure qui suit le Gave de Jéret est une zone étroite et
forestière où se trouve le GR10.
Un petit restaurant s'est installé face à la cascade du gave de Gaube.
Celui-ci est ouvert à la belle saison. Le site fut un lieu de passage
pour les échanges avec l'Espagne. Il devient dès le milieu du XIXe
siècle un lieu prisé par la haute société, puis à partir des années 1960
un lieu de tourisme de masse.
Fortement
dégradé par la circulation automobile et la fréquentation touristique,
il a fait l'objet, à la fin des années 1990, d'un vaste projet de
réhabilitation. Les accès automobiles ont été fermés, les bâtiments
sauvages détruits et les zones naturelles restituées.
Le lac de Gaube 1725 m et 18.4ha, au pied du Vignemale (3298m) est
célèbre pour son site et sa facilité d'accès, la rive gauche est bordée
par le GR10 en direction du refuge des Oulettes de Gaube. Accessible en
1h de marche à travers pins ou par télésiège (montée 270 m) à partir du
Pont d'Espagne.
Le lac de Gaube a été sondé par Delebecque et Ludovic Gaurier
" Son lit est entièrement granitique et sur les bords croulent les
avalanches entrainant roches, troncs d'arbres et débris végétaux. Quand
ces avalanches tombent au printemps sur une surface encore gelée, elles
forment un cône de déjection qui peut s'avancer à plus de 50 m de la
rive, les rochers entrainés avec la neige tombent verticalement au fond
lorsque le lac dégèle et il en résulte une moraine sous-lacustre formant
un cordon littoral, parallèle au rivage, isolant du reste du lac la
cuvette créée." D'une profondeur de 40m, d'une surface de 19 ha et de
plus de 2 km de berges, son comblement est actif et le delta de ce lac
situé à l'embouchure du torrent principal est chargé d'alluvions
glaciaires.
Vous pourrez y pêcher des truites fario, des ombles chevaliers ou de
fontaine et des cristivomers qui sont parfois de belle taille, quelques
vairons.
A lire: « Carte de randonnée : Vignemale - Cauterets »
Jusqu'en 1940, il y avait une stèle sur une pointe rocheuse commémorant
une tragédie survenue le 20 septembre 1832. Un couple anglais
nouvellement marié s'était noyé accidentellement au cours d'une
promenade en barque sur le lac. Ce mémorial, entouré d'une grille,
attirait les visiteurs ; il fallait payer trois sous pour y entrer !
Victor Hugo, en 1843, séjournant dans la région, devait
payer ces trois sous pour entrer dans l'enceinte. Avec humour, il écrira
: "J'ai
glissé et failli tomber dans l'eau. Cela eût fait une deuxième tombe. La
visite aurait été, alors, de six sous..."
Sources :
http://www.lacsdespyrenees.com