
Cette
course est assez longue, car il y a plus de 2690 m de dénivelée (la
descente est infernale). Il est vivement conseillé de la réaliser plus
tranquillement sur 2 jours en s'arrêtant au refuge du Pinet (2224m).
À cette période il y avait de la neige à partir de 2700m. Il est plus
confortable d'avoir les crampons et le piolet, car c'est un peu raide
sur la fin et un peu gelée, mais on peut faire sans.
L'intérêt de cette course consiste à réaliser l'ascension des trois
montagnes mythiques des Pyrénées Ariégeoises, telles que dans l'ordre le
Pic de Sullo (3072 m), le Pic d'Estats (3143 m) et le Pic du Montcalm
(3077 m).
Le sentier est très bien
balisé, et ce, dès le départ du parking de la centrale électrique. Vous
remonterez le parking afin de longer le gave l'Artigue en contre-haut de
celui-ci, c'est à dire par le nord-ouest. Le chemin est très bien balisé
et après quelques minutes de marche vous repasserez sur un pont de
pierre (1203 m) de l'autre côté du gave. Vous remonterez en traversant
le bois de Fontanal puis en prenant la direction du refuge de l'étang de
Pinet. Le chemin est très bien balisé jusqu'au refuge de l'étang de
Pinet que vous atteindrez après environ 3h20/3h40 de marche. Le refuge
et l'étang de Pinet se trouvent à 2224 m d'altitude. Le deuxième jour,
il est conseillé de partir très tôt vers 06h30 en été afin de remonter
en direction de l'étang d'Estats à 2445 m. L'étang d'Estats se trouvant
sur la droite et en contrebas du sentier cairné, il faut ensuite
remonter vers l'étang du Montcalm à 2566 m. L'étang est à longer par la
droite, vous apercevrez alors le Pic du Montcalm en direction de votre
droite. Le chemin est toujours très bien balisé des fameuses couleurs
rouges & blanches indiquant le chemin. À 2950 m, plusieurs sentiers se
rejoignent, permettant ainsi de choisir sa direction. C'est à cet
endroit que vous pourrez opter pour la descente en direction de l'étang
d'Estats à 2736 m, offrant l'option de réaliser l'ascension du Pic du
port de Sullo à 3072 m. A l'étang d'Estats, il est nécessaire de
remonter en direction du Pic du port de Sullo. Le chemin est composé d'éboulis pour
l'ascension finale. Le retour s'effectuera par le même chemin. Ensuite,
l'accès au Pic d'Estats ne présente aucune difficulté majeure et est
très bien cairné et balisé. Après le Pic d'Estats, à environ 40 minutes,
le Pic du Montcalm s'offrira à vous. Il s'agit d'un sommet plat qui
offre une vue merveilleuse sur toutes les Pyrénées orientales. Pour
redescendre, vous pourrez alors reprendre le sentier par le refuge de
Pinet mais afin de varier la randonnée et réaliser "la grande boucle",
vous pourrez redescendre en direction des tables du Montcalm. Attention
cet itinéraire est particulièrement sportif avec des risques importants
de s'égarer du sentier mal cairné, ou de prendre un autre itinéraire
très aérien. Il faudra être particulièrement prudent à chaque instant de
la descente afin de ne par vous égarer. Ensuite, une fois arrivé en
bordure du ruisseau, le sentier est bien dessiné et cairné, et il vous
faudra prendre en direction de la bergerie de l'Orris de Pujol à environ
1771 mètres. Il vous faudra ensuite bifurquer à gauche du rocher d'Artène
à 1507 m afin de longer le bois Fontanal par le nord-ouest, et ce, afin
de récupérer le point de départ de la randonnée et la centrale
électrique de l'Artigue.
Une bien belle, mais
très sportive randonnée.
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Situé dans le département de l'Ariège au sud
d'Auzat dans le Vicdessos, Il se trouve légèrement en retrait de la
crête frontière. C'est le plus oriental des sommets pyrénéens dépassant
3 000 m entièrement en France. La Pique du Montcalm (comme il s'appelle
en Ariège), la Pique d'Estats et le Pic du port de Sullo sont les trois
principaux sommets de ce massif ariégeois, les deux derniers étant
frontaliers avec l'Espagne et la Pique d'Estats étant le plus haut
sommet (et donc le toit de l'Ariège). Il fait partie du Massif du
Montcalm.Au pied
du toit de l'Ariège, la vallée n'a pu survivre de son enclavement, que
grâce à son activité industrielle intense; exploité dès le Moyen-âge,
son minerai de fer en a fait sa réputation, et pendant longtemps sa
richesse.
Située
au-dessus de Sem, la mine de Rancié était considérée au XVIIIe siècle
comme "le plus grand trésor des Pyrénées". Elle générait à elle seule la
quasi-totalité de l'activité de la vallée :
-
Mineurs pour l'extraction du minerai,
-
Muletiers pour son transport,
-
Forestier pour la coupe du bois et la fabrication du charbon,
nécessaires pour la fonte du minerai (chaque forge engloutissait 100
hectares de forêts par an).
-
Maître de forges pour sa transformation (A Niaux, les Forges de
Niaux, symbole vivant du savoir-faire passé),
-
Commerçants pour vendre le fer ou l'échanger contre les denrées
nécessaires à la vie dans la vallée.

A côté
de cela une agriculture de montagne et un pastoralisme intense,
assuraient le complément d'activité de la vallée.
Le 18
juillet 1807, la première est réalisée par le grand botaniste suisse
Augustin Candolle en service commandé, secondé par le guide Simon Faure.
En 1825 et en 1827 le Nantais Jean-Baptiste Corabœuf et le Rouennais
Jean-Prosper Testu, deux officiers géodésiens viennent effectuer des
travaux de triangulation.
C'est Henry Russell lui-même accompagné par Jean-Jacques Denjean qui
effectuent la première de la pique d'Estats en 1864. Un Russell
passablement déçu par le manque de difficultés de l'ascension.
Maurice Gourdon étrenna l'itinéraire au départ du versant Catalan en
1896, alors que le poète Jacint Verdaguer avait déjà en 1883 ouvert une
voie en passant par le couloir de Riufret. (Source Pyrénées Team.com)